18.01.2017 / Articles / /

Etre ou ne pas être une petite fourmi

Je suis une de ces petites fourmis fidèles du PDC qui s'engagent en tant que membre et sympathisant du parti, au niveau d’un comité de section, au niveau d’un comité de district, au niveau du conseil de parti.

Je ne m’exprime, ni au nom de ma section, ni au nom de mon district, mais j’ose penser que je porte la parole de nombreuses autres petites fourmis fidèles qui, année après année, élection après élection, bénévolement et avec passion s’engagent pour ce parti.

Ces fourmis font vivre les sections et essaient tant bien que mal de les développer, dans un environnement souvent hostile à notre parti.

Ces fourmis assurent un rôle important de relais entre les instances du parti, les membres de nos sections et nos électeurs.

Ces fourmis jouent un rôle essentiel pour faire connaître les candidats qui se présentent aux différentes fonctions et contribuent activement à les faire élire.

Un parti a besoin de gens qui s’engagent. Un parti a besoin de gens qui les représentent au niveau communal, cantonal et fédéral. Je remercie sincèrement toutes celles et ceux qui, en tant qu’élus, mettent à disposition leur énergie et leur temps, pour représenter notre parti.

Par contre, j’invite ces élus à ne jamais oublier d’où ils viennent, et comment ils ont atteint leurs objectifs électoraux. J’invite ces personnes qui ont occupé une fonction par le passé, qui occupent une fonction aujourd’hui et qui occuperont une fonction demain, à ne jamais oublier ceux qui les ont portées. Je leur demande de rester loyales envers cette base si importante et envers leur parti qui leur offrent une plateforme assurant la proportionnalité et/ou la majorité nécessaires à leur victoire.

Pour faire élire leurs représentants, les fourmis  investissent leur énergie, leur temps, leur argent même, mais aussi et surtout leur crédibilité. Alors, comment garder une motivation intacte dans la situation actuelle?

Comment être le garant d’un bon fonctionnement dans les sections et développer le nombre d’adhérents, si les décisions prises par les comités et instances, décisions conformes à nos statuts, ne sont pas respectées ou sont remises en question par nos élus ou nos candidats?

Un parti a besoin de structures et de règles qui permettent de gérer sa bonne marche.

Lorsqu’une personne, sans être légitimée, ni par sa section, ni par son district, ni par le congrès, se porte candidate et déclare : « je suis PDC et je reste PDC », alors cette personne ne respecte pas les règles démocratiquement établies et se met automatiquement hors-jeu. Si cette personne décide de s’allier à un autre parti, elle ne respecte pas les décisions. Si cette même personne cherche à l’intérieur du parti des appuis pour soutenir cette démarche ni souhaitée, ni souhaitable, alors elle cherche à diviser. Et si pour finir, elle en trouve, alors elle divise. Cela n’est tout simplement pas acceptable.

Lorsqu’une personne influente du parti déclare dans la presse comprendre la démarche, l’applaudir même, et que cette démarche révélerait un profond malaise au sein du PDC, elle divise également.

A ce propos, les petites fourmis s’interrogent sur le pourquoi d’un coming out si tardif. Certains diront que cela a l’avantage de réveiller le parti et de le mobiliser pour les prochaines élections. Alors les petites fourmis se poseront immanquablement la question de savoir pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt, par exemple, lors des élections fédérales d’octobre 2015.

Les événements récents ont provoqué une profonde remise en question de mon engagement personnel en tant que fourmi.

La question n’est pas de savoir si je dois choisir le camp des uns ou des autres. Cette question n’existe pas. La véritable question est de savoir si je suis PDC ou non.

Si la réponse est non, j’ai le courage d’être clair et de dire que je ne suis pas ou plus PDC. Je rejoins une autre formation politique qui correspond plus à mes convictions ou aspirations, et peut-être plus démocratique, ou alors je crée une nouvelle formation politique, ou je décide de prendre simplement ma retraite politique.

Si la réponse est oui, alors, que je sois du centre droit, du centre gauche ou que je sois du centre centre, je m’engage à travailler en faveur du PDC. Si je veux le faire évoluer, je participe dans les sections, dans les comités, dans les commissions, dans les congrès et autres assemblées, pour que ce parti corresponde à ce qui est important pour moi et à ce que je veux défendre. Si ma réponse est oui, je me conforme aux règles, aux statuts et aux décisions.

Pour ma part, j’ai choisi et je reste fidèle.

Je m’engage à défendre les décisions que nous avons prises dans les différentes instances du parti ainsi qu’au congrès du 12 mai 2016.Je m’engage à ce qu’en mars nous ayons du succès, en progressant au Grand Conseil et en plaçant nos trois candidats officiels au Conseil d’Etat.

Je remercie et je salue toutes les autres petites fourmis travailleuses et motivées qui nous feront gagner en mars prochain.

 

Michel Charbonnet

Leytron