24.01.2017 / Articles, Campagnes, Votations / Mobilité /

Assurer l’avenir du trafic routier et de la politique d’agglomération

Un projet équilibré, cohérent, indispensable pour assurer la mobilité individuelle de demain tel est le texte soumis au verdict populaire le 12 février 2017. Ce pendant routier du projet Financement et aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF) permettra une gestion à long terme de l’infrastructure routière et du soutien aux agglomérations.

Après le vote du Parlement, au tour du Peuple et des cantons de s’exprimer sur la modification constitutionnelle instituant le Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération, le fameux FORTA.

En 2014, le fonds d’infrastructures ferroviaires FAIF passait largement la rampe du scrutin populaire et permettait ainsi d’envisager le maintien et le développement à moyen terme de l’offre en matière de transport par rail. A l’heure où tous – ou presque –  ont cessé la querelle entre rail et route, il était temps d’assurer des moyens à long terme pour achever le réseau des routes nationales, éliminer les goulets d’étranglements et mener une politique d’agglomération. Le FORTA permettra également d’assurer l’exploitation et l’entretien du réseau routier.

Au XXIème siècle, il est inacceptable que notre réseau de routes nationales ne soit pas encore terminé et que certaines régions de notre pays restent à l’écart de ces grands axes. Disposer d’une autoroute, c’est non seulement assurer le développement économique d’une région mais aussi être relié au reste de la Suisse en limitant le temps nécessaire pour accéder aux différentes régions. Quant aux goulets d’étranglements, en plus d’irriter les automobilistes fatigués de subir de longues minutes de bouchon quotidien, ils coûtent cher à notre économie car le temps passé à attendre sur la route est du temps perdu.

Enfin, la politique d’agglomération doit se développer afin de favoriser davantage de cohérence et de collaboration dans les domaines principaux que sont la mobilité et l’aménagement du territoire.

Lorsqu’on parle d’un fonds durable, il faut aussi un financement sûr. Celui-ci a été trouvé en affectant l’impôt sur les véhicules à moteur, qui tombe actuellement dans la caisse générale de la Confédération, au FORTA tout comme les revenus de la vignette autoroutière. Comme ces revenus seront insuffisants à absorber des coûts en perpétuelle augmentation, la surtaxe sur les huiles minérales, qui n’a pas évolué depuis 1974, sera augmentée de 4 centimes par litre d’essence et les véhicules électriques qui paient uniquement la vignette et utilisent pourtant l’infrastructure qui leur est mise à disposition devront également passer à la caisse.

Quatre centimes de plus sur l’essence pour assurer l’avenir de notre réseau routier de qualité, c’est une solution acceptable que nous nous devons de soutenir le 12 février prochain.