17.02.2017 / Articles / Tourisme /

Un signe fort pour les remontées mécaniques

Ce jeudi après-midi 16 février, le Grand Conseil valaisan a vécu le point fort de la dernière session de la législature. Le Parlement a accepté en première lecture la Loi sur l'encouragement des remontées mécaniques dans le canton du Valais, par 81 oui, 9 non et 23 abstentions.

Aides « à fonds perdus », vraiment ?

La question qui a cristallisé les débats de cette loi était la suivante : faut-il prévoir des aides « à fonds perdus » pour soutenir le secteur des sociétés de remontées mécaniques ? Mais finalement que veut dire cette expression « à fonds perdus » ? Elle a clairement une connotation négative et donne l’impression que l’argent est « gaspillé ». Le PDC du Centre ne le pense pas et soutient avec conviction cette forme d’aide, pourquoi ? Nous ne considérons pas ces aides comme des versements « à fonds perdus », mais bien comme un investissement, dont les retombées peuvent être importantes.

A secteur particulier, moyens particuliers

Le PDCC considère ce secteur économique comme très particulier. Particulier, car il est la seule activité économique qui permet de maintenir des emplois et des habitants dans les régions de montagne. Particulier, car il a un effet de levier unique sur tous les autres commerces des destinations touristiques : écoles de ski, hôtels, agences de location, magasins de sports, restaurants, petits commerces, poste, pharmacies, etc.

Nous sommes conscients que cette forme d’aide est une exception vis-à-vis des autres secteurs économiques, mais nous estimons que l’importance et les particularités de cette activité justifient cette décision. Il ne s’agit pas là d’ouvrir la boîte de Pandore, mais bien de cibler le soutien. Il faut aussi préciser que différentes aides « à fonds perdus » existent aussi sous d’autres formes, par exemple le soutien aux starts ups, les rabais énergétiques pour les grandes sociétés, pour ne citer qu’eux.

Des aides pour les petites sociétés

Cette loi prévoit également des aides pour les plus petites sociétés, mais ce point est resté dans l’ombre du débat principal sur les aides « à fonds perdus ».  L’Etat peut notamment octroyer des contributions de soutien lors de l’élaboration d’un Masterplan par des sociétés de remontées mécaniques et lors de l’élaboration de nouveaux modèles d’affaires, notamment pour des collaborations ou des fusions.

Et la suite ?

Cette première lecture acceptée, une nouvelle commission, nommée à l’issue des élections du 5 mars prochain, se penchera sur le sujet. Le projet final sera donc discuté une seconde fois dans les prochains mois et c’est seulement à l’issue de ces débats que nous pourrons dire si le signal donné en ce mois de février est confirmé ou non. Au vu des débats serrés, notamment sur les aides « à fonds perdus », il est clair que les discussions seront très animées.

 

Sion, le 16 février 2017

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