18.09.2017 / Articles / Agriculture /

Quelle surveillance est appliquée en Valais pour l’utilisation des produits phytosanitaires ?

Le PDC soutient la qualité et la sécurité alimentaire. Les produits locaux AOP, IPG, AOC et du terroir doivent être valorisés. L’agriculture de montagne doit également être soutenue.

Entre les catastrophes naturelles et l’intervention humaine, notre environnement et notre planète sont soumis à rude épreuve.

A la fin août dernier, un article dans le NF m’a interpellée, «  Les abeilles victimes d’un produit interdit ». Entre réchauffement climatique, pollution de l’air, diminution des espaces verts  et appauvrissement de la  flore, les abeilles meurent. Elles sont d’une très grande importance pour notre environnement et notre agriculture.

Je cite : « Ce printemps plusieurs ruches ont étés analysées à la suite de morts d’abeilles à  Nendaz, Ovronnaz, Chamoson, Saint-Pierre-de-Clages, Fully et également à Zurich. Si le produit incriminé est autorisé,  c’est la mauvaise utilisation dans les cultures qui a causé la mort des insectes. Les prélèvements ont révélé la présence également d’une autre substance plus dangereuse dans les cadavres des insectes : le Captafol, un fongicide. Ce qui est grave c’est  que ce produit est interdit depuis les années nonante aux Etats-Unis, en Europe et aussi en Suisse. »

Il semble que c’est la 1ère fois que ce produit a été découvert sur des abeilles dans notre pays. Pourquoi ce produit a-t-il été retrouvé dans les produits phytosanitaires  de nos agriculteurs et par quel agent y est-il parvenu ?

La législation sur les produits autorisés dans l’agriculture est règlementée : le canton doit intervenir afin de sensibiliser les personnes sur les  produits interdits en Suisse.  Cas échéant, il doit intervenir également pour sanctionner les fraudeurs qui portent atteinte à un immense pan de notre économie.

Afin de préserver nos ressources et garantir une bonne qualité de vie aux générations futures, nous devons veiller à utiliser un minimum de traitements chimiques dans nos cultures car tous ces produits se retrouvent dans notre assiette et impactent notre santé.

Lors de la dernière session du Grand Conseil, le groupe PDCC s’est inquiété de ces révélations parues dans la presse et a demandé au Conseil d’Etat les mesures qu’il pensait prendre pour éviter que cela ne se reproduise?

Dans sa réponse, le Conseiller d’Etat Christophe Darbellay a expliqué que depuis le 21 juin, un groupe de travail « stratégie micros-polluants » a été mis en place. Ce groupe est constitué de personnes issues de trois départements :  du service de l’environnement, du service cantonal de l’agriculture et du service de la consommation et des affaires vétérinaires.  Ce groupe travaille pour une stratégie d’amélioration continue, de communication et  de contrôle pour une mutualisation des ressources analytiques, humaines et budgétaires. Au besoin une task force des abeilles sera planifiée.

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