11.12.2017 / Communiqués / / , ,

Le PDCVr rejette l’initiative « No Billag »

Le comité directeur du PDCVr s’est exprimé à l’unanimité contre cette initiative qui veut supprimer le service public dans les médias et mettre à mal la diversité médiatique dans notre pays.

Le PDCVr considère que l’initiative pour la suppression des redevances radio et télévision est extrêmement dangereuse et ce, à plusieurs égards.

Premièrement, l’acceptation de cette initiative signerait l’arrêt de mort, non seulement de la SSR, mais également des chaînes de radio et télévision régionales. Rien que pour le Valais, dire oui à l’initiative No Billag, c’est condamner Rhône FM, radio Chablais, Radio Rottu et Canal 9/Kanal 9, sans compter le bureau valaisan de la RTS qui informe quotidiennement, à l’échelle nationale, sur notre canton. Sur tout le pays, ce sont 60 chaînes et 13’500 emplois qui sont menacés. La disparition de tous ces médias serait catastrophique, en particulier dans les régions périphériques comme le Valais. Nous n’aurons en effet jamais la masse critique pour qu’une production médiatique identique privée soit rentable.

La diversité culturelle et linguistique de notre pays a besoin d’une couverture médiatique neutre et équilibrée qui ne peut être garantie que par un service public dans les médias. Ce service public indépendant et complet est un facteur essentiel pour la cohésion nationale.

L’appauvrissement de la diversité médiatique impliquerait une quantité plus faible d’information de qualité et de sources nécessaires pour se forger une opinion. A l’ère des fake news, cette initiative est donc également dangereuse pour notre démocratie.

Enfin, si le service public assure la qualité de l’information, il rend également compte des activités culturelles en Suisse (plus de 2000 films ont été produits depuis 1996 grâce au soutien de la SSR et la RTS à elle seule diffuse 500 concerts par année), et propose une offre importante d’événements sportifs. Il est illusoire de croire qu’une telle offre serait accessible à la population, pour la somme d’un franc par jour, sur un marché complètement libéralisé.

Pour notre démocratie, pour la cohésion nationale, pour une information de qualité et accessible, pour la diversité médiatique et pour nos chaînes de radio et TV et les emplois qui y sont liés, il est impératif de se mobiliser et de faire échouer cette initiative.

Sion, le 11 décembre 2017