13.06.2018 / Grand Conseil / /

Modification de la loi sur la promotion de la culture

Le projet de modification de la loi sur la promotion de la culture fait suite à une motion du député Marcel Gaspoz intitulée « pour une meilleure valorisation du patrimoine linguistique et culturel » et qui a été adoptée par le Grand-Conseil le 8 septembre 2016.

En cette année européenne du patrimoine culturel, le canton du Valais propose une contribution forte et essentielle qui s’inscrit également en application de la ratification par la Suisse de la convention-cadre du conseil de l’Europe sur la valeur du patrimoine culturel pour la société dans son ensemble.

Les buts de cette modification sont d’affirmer encore plus précisément le principe de sauvegarde du patrimoine culturel (mobilier, documentaire, immatériel et linguistique) comme une tâche de l’Etat, d’encourager et soutenir les détenteurs de biens culturels et les personnes morales qui s’engagent pour la sauvegarde tout en préservant les intérêts du canton et enfin de favoriser le maintien sur le territoire valaisan des biens culturels d’intérêt cantonal.

Pour pouvoir réaliser ces divers buts et les mettre en œuvre le législateur pourra s’appuyer sur la création ou le renforcement de divers instruments comme :

  • Un fond cantonal pour le patrimoine culturel qui sera alimenter par le budget annuel ainsi que d’autre sources de financement.
  • Une commission spécialisée pour garantir une appréciation neutre et scientifique d’un bien culturel.
  • Un droit de préemption permettant à l’Etat de se porter acquéreur lors d’une mise en vente volontaire.
  • Un système d’information sur le patrimoine culturel valaisan.

Il est à relever également que la modification de la loi sur la culture intègre, au niveau du patrimoine linguistique, une particularité à savoir la reconnaissance des dialectes dont le dialecte haut-valaisan parlé par un tiers de la population valaisanne et d’autres dialectes bien connus de nos régions. Au contraire de la convention de l’UNESCO qui considère la langue comme un vecteur du patrimoine immatériel et non comme un élément patrimonial à part entière.

A terme il faudra s’attendre à augmenter les moyens financiers pour déployer toutes les mesures de soutien nécessaire y compris les acquisitions. Mais lorsque l’on souhaite promouvoir la culture de notre canton à long terme, il faut y mettre les moyens nécessaires autrement la base légale ne suffit pas à réaliser l’acte politique fort mis en place.

Cette modification législative ayant été adoptée à l’unanimité des membres de la commission thématique de l’éducation, de la formation, de la culture et des sports, le parlement a accepté l’entrée en matière ce mardi et débattra vendredi matin en 1ère lecture.

 

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