24.08.2018 / Communiqués / Agriculture /

OUI à l’arrêté fédéral concernant les voies cyclables et 2X NON aux initiatives agricoles

Réuni en conseil de parti jeudi 23 août, le PDCVr a pris position sur les objets soumis en votation populaire fédérale le 23 septembre prochain. A la quasi-unanimité, les délégués du parti se sont exprimés en faveur de l’arrêté fédéral concernant les voies cyclables. Les initiatives « Pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques » et « Pour la souveraineté alimentaire. L’agriculture nous concerne toutes et tous » ont été fortement rejetées.

Pour les délégués du PDCVr, l’arrêté fédéral consolide les efforts de la Confédération visant à accroître la sécurité routière sur les routes et permet entre autres de contribuer à la gestion de la mobilité, de limiter les problèmes de cohabitation entre les voitures, les cyclistes et les piétons, de renforcer le progrès technique et les évolutions sociales, de ménager l’environnement en réduisant la consommation énergétique et les émissions de CO2, d’élargir l’offre de tourisme pour les randonnées à vélo ou encore de promouvoir des voies cyclables sûres et attrayantes.

L’initiative « Pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques (Initiative pour des aliments équitables également appelée « Initiative Fair Food » », a été rejetée par le Conseil de parti considérant qu’elle oblige l’Etat et les entreprises à créer un énorme dispositif de contrôle en Suisse et à l’étranger, qu’elle renchérit les produits alimentaires et réduit l’offre par de nouvelles prescriptions. De plus, elle encourage le tourisme d’achat, nuit à la compétitivité le long de toute la chaîne de valeur et met les paysans en difficulté. Elle est, en outre, contraire à des engagements et accords internationaux pris par la Suisse. L’initiative est aussi pour les biens importés de l’étranger pratiquement impossible à mettre en œuvre. Elle n’est enfin pas nécessaire car sur le plan national, ses objectifs sont déjà couverts par la Constitution et plusieurs lois.

Quant à l’initiative « Pour la souveraineté alimentaire. L’agriculture nous concerne toutes et tous », également rejetée par le Conseil de parti, elle exprime des revendications que la politique agricole actuelle satisfait déjà, et va par ailleurs à l’encontre de la politique agricole menée par la Confédération. Une intervention plus marquée de l’État dans les structures agricoles et dans les mécanismes du marché creuserait l’écart entre les prix en Suisse et ceux pratiqués dans les pays voisins, tout en affaiblissant la compétitivité du secteur agroalimentaire en Suisse. Cette intervention tournerait au désavantage du tourisme et de la restauration dans notre pays. De plus, la liberté de manœuvre de la Suisse serait compromise en raison des restrictions d’importation des denrées alimentaires, sans oublier l’impact qui pourrait en résulter sur l’emploi.