14.09.2018 / Grand Conseil / /

Les urgences – Conservation des archives de l’Etat

Pour la session de septembre notre groupe, par les députés Benoit Bender et Joaquim Rausis, s’inquiète de la conservation des archives de l’Etat qui ont subi une importante inondation lors des orages du 6 août 2018.

C’est traditionnellement le vendredi en fin de matinée que les urgences sont traitées. Le bureau du Grand Conseil, composé de représentants de tous les groupes politiques, examine la recevabilité des urgences selon 3 critères :

  • Actualité de l’évènement
  • Imprévisibilité
  • Nécessité d’une réaction ou d’une mesure immédiate

Pour la session de septembre notre groupe, par les députés Benoit Bender et Joaquim Rausis, s’inquiète de la conservation des archives de l’Etat qui ont subi une importante inondation lors des orages du 6 août 2018. En effet, une vingtaine de bâtiments abritant des services de l’Etat ont été touchés à l’occasion de ces intempéries et tout particulièrement celui des contributions où les archives ont été complètement noyées sous la masse d’eau qui a pu atteindre 1m50 par endroit.

Le Conseil d’Etat est invité à s‘exprimer sur les interrogations concernant les risques de pertes des documents, les mesures envisagées dans l’immédiat et à plus long terme et les coûts que ces mesures vont engendrer.

C’est le Conseiller d’Etat Roberto Schmidt qui a répondu à l’interpellation, en expliquant qu’un état-major d’urgence a été mis sur pied afin de réagir au plus vite face à cette situation, que les dossiers sains ont été placés, et qu’aucun document n’a été perdu.

Environ 162’000 dossiers touchés, qui représentent 1km500 de rayon linéaire, ont été détruits puisqu’ils sont hors prescription, 80’000 seront asséchés et numérisés, 16’000 dossiers, soit environ 100 mètres linéaire, ont été congelés et devront être asséchés par lyophilisation par une société spécialisée avant numérisation.

700’000 francs ont été portés au budget en urgence pour couvrir les coûts d’une telle opération et seront couverts par les assurances. A l’avenir, la numérisation des archives devrait éviter de revivre une telle situation.

 

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