06.05.2019 / Grand Conseil / /

Quelle formation au tir pour les policiers valaisans ?

Interpellation PDCB, par Bruno Moulin, Session du Grand Conseil, 6 mai 2019

Aujourd’hui, la police est un des piliers de la sécurité dans notre société. Pour être efficace,
les policiers doivent être entraînés et maîtriser les outils à leur disposition. L’arme que les
policiers portent en permanence sur eux en fait partie. L’entraînement régulier au tir est
indispensable pour la bonne maîtrise de l’arme de service et ceci pour la sécurité de tous,
autant des policiers eux-mêmes, de la population que des personnes appréhendées.

Aujourd’hui il manque un stand spécifique à disposition de la police pour l’entrainement et la
formation des agents. Jusqu’à présent l’armée et la police se partageaient le stand de Pra
Bardy mais depuis l’arrivée de l’école de la police militaire à la caserne de Sion les pistes de
tir du stand de Pra Bardy sont déjà bien occupées par les militaires.

Certains policiers se tournent vers des stands de tir sportif, mais ceux-ci n’étant pas conçus
pour le tir rapide à courte distance, ne répondent pas aux exigences requises pour la formation
des agents de police.

La bonne maîtrise de l’arme étant particulièrement importante dans le cadre de la mission de
la police, quelle est la stratégie du département pour permettre à nos agents de s’entraîner au
tir dans de bonnes conditions?

La réponse du Conseiller d’Etat Frédéric Favre, le 6 mai:

La police cantonale s’entraîne régulièrement aux techniques et tactiques de tirs ainsi qu’à l’usage des autres moyens de contrainte. La formation de quelques 700 agents de police cantonaux et municipaux valaisans nécessitera en 2019 la location de stands de tir pendant 200 jours. Il est vrai que la disponibilité des places de tir militaires en Valais s’est fortement réduite ces deux dernières années. En conséquence, la formation continue des agents cantonaux et municipaux doit souvent être organisée dans le Haut Valais et sur le canton de Vaud. Ces déplacements se révèlent coûteux et inefficients. A l’initiative du  Département de la sécurité, des institutions et du sport, une installation de tir, répondant aux besoins de la police cantonale est actuellement à l’étude. Elle englobe également ceux de l’armée et de la municipalité de Sion.

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