31.03.2014 / Communiqués, Grand Conseil / /

Comptes 2013 de l’Etat du Valais

Le PDCVr a pris connaissance des comptes 2013 du Canton du Valais. La situation des finances cantonales est préoccupante. Si des éléments extérieurs ont contribué à ce résultat, il appartient aux élus cantonaux d’œuvrer à un équilibre entre maîtrise des charges, imposition raisonnable et respect du double frein. Le PDCVr souhaite en outre rappeler que nul n’est censé pouvoir échapper à son devoir de contribuable, qu’il s’agisse de particulier ou d’entreprise.

Le PDCVr assume, avec les autres partis de droite, les baisses d’impôts qu’il a directement ou indirectement initiées par le passé. Qu’il s’agisse des mesures touchant la classe moyenne ou les familles, la défiscalisation des montants investis pour l’assainissement énergétique des bâtiments, la déductibilité des primes d’assurance maladie ou encore l’encouragement à la prévoyance privée (2è et 3è pilliers), chacune de ces mesures correspond aux engagements du PDC. La baisse des recettes fiscales constatée en 2013 démontre le succès de ces mesures auprès des contribuables valaisans.

Le Valais offre ainsi en comparaison intercantonale une situation particulièrement favorable pour la classe moyenne et les familles.

Ce constat posé, la diminution des recettes fiscales combinée à certains facteurs externes (péréquation intercantonale, part du bénéfice de la BNS, tassement de la conjoncture,…) prend aujourd’hui une dimension préoccupante.

Avec des investissements soutenus (520 millions) et une bonne maîtrise des charges, l’endettement mesuré du Canton ne doit pas servir de prétexte à des augmentations d’impôts ou à la remise en question du double frein. Une augmentation des recettes doit venir en premier lieu de la création de nouvelles richesses.

Le Conseiller d’Etat en charge du DFI, Maurice Tornay, n’a pas attendu les résultats 2013 présentés ce jour pour réagir. Après une première phase de l’examen des tâches et des structures de l’Etat (ETS 1), une radiographie des prestations et des structures, aussi bien étatiques que paraétatiques (ETS 2) a déjà débuté.

Le PDCVr s’engage donc pour une voie médiane raisonnable, entre protection de la classe moyenne et des familles, conditions cadres favorables pour les entreprises pourvoyeuses d’emplois et de richesse et équilibre des finances cantonales.

Enfin, le PDCVr souhaite rappeler que chaque citoyen et chaque entreprise de ce canton doit s’acquitter de son dû sous l’angle de la fiscalité, dans le respect des dispositions légales en vigueur. La fraude fiscale n’est en aucun cas tolérable.

L’amnistie fiscale proposée par le PDCVr aurait dans ce sens l‘avantage de permettre un apport conséquent, bien que ponctuel, tant en terme de recettes fiscales, que d’investissements dans l’économie privée. En parallèle, le PDCVr se réjouit que la COGEST et la CEP, qu’il appelle de ses vœux, puissent vérifier dans le détail les procédures fiscales et proposer le cas échéant des mesures correctives.

Le PDCVr s’engage pour maîtriser l’avenir des finances cantonales, et insiste sur la juste et nécessaire contribution de chacun aux recettes de l’Etat par une fiscalité équilibrée.

 

Personne de contact :

Serge Métrailler, président du PDCVr, 079 294 53 83