09.04.2014 / Communiqués, Votations / Economie /

Votations fédérales du 18 mai 2014

Positions des JDCVr

La charitable utopie des salaires minimaux

Si le concept est certes attrayant et démontre une charité chrétienne autant belle que rare dans le milieu dont elle est issue, la réalité du terrain freine ces ardeurs sympathiques.

En effet, les JDCVr n’adhèrent pas, tout d’abord, à la systématique diabolisation du patron, qui, non content de s’enrichir sur le dos de ses employés, se permettrait encore de les « sous-payer ». On nous ment trop souvent à ce sujet. Nombre de chefs d’entreprise souhaiteraient pouvoir faire plus pour leurs employés, mais ne le peuvent tout simplement pas.

Et pourquoi cela? Parce que, dans le secteur primaire principalement, les produits vendus sont de faible valeur ajoutée. L’instauration d’un salaire minimum engendrerait dès lors, dans des milieux comme l’agriculture ou la boulangerie, une hausse des prix faisant la part belle à tous nos concurrents étrangers. Pas sûr que ceux qui travaillent d’arrache-pied pour le social soient prêts à payer 10.– le kilo d’abricots valaisans quand les français ne coûtent que 4.–. Certes toutes les PME ne réagiront pas de la sorte. Certaines, à l’exemple de Reitzel, procéderont à des licenciements de personnel, ne pouvant pas assurer un salaire minimum de 4’000 francs à tous ses employés. Le chômage qui en résulterait serait bien mal venu en cette période difficile.

D’autre part, la liberté contractuelle reste chère aux yeux des JDCVr. Un nouveau venu sur le marché du travail voulant accepter un contrat d’embauche à 3’800.– par mois se le verrait interdire et l’employeur supprimera tout bonnement ce poste s’il devait le rémunérer à 4’000.–. En effet, tous les métiers, toutes les branches ne doivent pas être mis au même niveau. C’est pourquoi, le système des conventions collectives, négociées en connaissance de cause par des professionnels et en accord avec la réalité économique sont beaucoup plus profitables à l’ensemble de notre société.

Finalement, une dévalorisation des CFC sera certainement observée. Pourquoi devoir se former alors qu’en entrant directement dans le monde du travail le salaire serait équivalent suite à un nivellement par le bas?

Pour ces raisons, les JDCVr ne soutiendront pas les initiatives fédérales et cantonales visant à instaurer un salaire minimum.

Yannick Ruppen, président, 079 388 05 33

Roger Maret, membre du comité, 079 725 47 95

 

Oui à l’indépendance aérienne

Le 18 mai prochain, les Suisses voteront sur le fonds d’acquisition de l’avion de combat Gripen E.

Les jeunes démocrates chrétiens du Valais romand soutiennent cet achat pour trois raisons principales:

  • le besoin est une réalité
  • l’argent sera de toute manière alloué à l’armée
  • le Gripen E est le meilleur appareil de sa catégorie

Notre pays a besoin d’une sécurité minimum et cette sécurité n’est envisageable que par l’achat de ces avions et la sécurisation de notre ciel. En effet, les Tiger, trop vieux, ne répondent plus aux besoins actuels et ne peuvent pas voler par tous les temps. De la même manière, un contrôle aérien permanent et optimal ne peut pas être assuré par les F/A-18 uniquement.

L’espace aérien suisse supporte le passage d’environ 3’000 avions par jour. Il est donc impératif que l’armée dispose d’une flotte opérationnelle afin de contrôler notre 3ème dimension. Notre armée effectue 300 opérations de police de l’air par année dont 10 pour des problèmes majeurs. De ce fait, nous ne pouvons pas lui lier les mains mais, au contraire, nous devons étendre ses opérations à un contrôle complet de 24/24heures. Personne ne peut imaginer la police poser ses habits entre 18h00 et 8h00 du matin, pourquoi le ferions-nous au-dessus de nos têtes? L’armée a reçu la mission du parlement de mettre en place cette sécurité aérienne forte pour 2016. Cependant, pour que cette activité soit possible, il est nécessaire de disposer de plus d’avions afin d’assurer les patrouilles et la maintenance des appareils.

En outre, le paquet Gripen sur lequel nous voterons ce n’est pas seulement 22 avions mais également:

  • deux stimulateurs et l’équipement didactique
  • l’armement nécessaire
  • la formation des équipages et du personnel au sol
  • le matériel de maintenance et sa logistique

Ce tout sera financé sur 10 ans et l’argent ne sera issu que du budget de l’armée, budget déjà voté et accepté par le parlement. Par conséquent, l’argent de cet achat ne manquera pas dans les caisses des autres départements.

Finalement, lors des tests de comparaisons entre le Gripen, l’Eurofighter et le Rafale, le Gripen avait reçu une note moyenne et 98 points à corriger. Aujourd’hui, Saab en a déjà corrigés 80. Le Gripen évolué type E proposé par le Groupe est ainsi le meilleur avion envisageable pour la Suisse car c’est un appareil multi fonctionnel capable de remplir autant des missions de combats que des missions civiles de police de l’air.

Pour ces raisons, les JDCVr vous encouragent à voter OUI le 18 mai prochain pour notre liberté, pour notre sécurité et pour renforcer notre indépendance.

Pour les JDCVr:

Yannick Ruppen, président, 079 388 05 33, yannick_ruppen@bluewin.ch

Thomas Crognaletti, membre du comité, 079 236 41 74, crognaletti.thomas@gmail.com