24.01.2015 / Communiqués, Votations / Energie /

Votations fédérales du 8 mars 2015

Initiatives populaires "Aider les familles ! Pour des allocations pour enfant et des allocations de formation professionnelle exonérées de l’impôt" et « Remplacer la taxe sur la valeur ajoutée par une taxe sur l’énergie »: positions du PDCVr

Réuni le 20 janvier à Collombey, le Conseil de parti a donné les mots d’ordre suivants:

Initiative populaire fédérale « Aider les familles ! Pour des allocations pour enfant et des allocations de formation professionnelle exonérées de l’impôt » : OUI

Les allocations familiales et les allocations de formation professionnelle ont été créées pour limiter la charge financière induite par les enfants et les jeunes en formation. Or l’Etat récupère 20% des montants de ces subsides.

Pour le PDC les allocations familiales ne doivent pas être assimilées à un revenu et être imposé comme tel, mais être entièrement dévolues à soulager la charge financière que représente un enfant.

Il y a 8 ans, le PDCVr s’est déjà battu avec succès pour supprimer cette ineptie à l’échelle cantonale. Aujourd’hui l’occasion nous est donnée d’ancrer durablement cette mesure dans la législation fédérale et d’en faire bénéficier l’ensemble des familles de notre pays, quelle qu’en soit la forme.

Le PDCVr soutient donc de toutes ses forces l’initiative du PDC suisse.

Nous le faisons pour les familles !

Initiative populaire fédérale « Remplacer la taxe sur la valeur ajoutée par une taxe sur l’énergie »: NON

Le PDC est fermement opposé à cette initiative dangereuse pour le fédéralisme, pour l’économie, et pour les finances de l’Etat.

Cette taxe considère que toutes les régions de Suisse connaissent la même réalité et peuvent s’adapter au mode de vie de quelques-uns. Une explosion du prix de l’énergie se traduira par une forte hausse du prix de l’essence par exemple. Le Valais, au même titre que toutes les régions périphériques où la desserte en transports publics est insuffisante, serait touché de plein fouet.

Une taxe sur l’énergie pénaliserait par ailleurs sévèrement les entreprises suisses en concurrence avec l’étranger. Le surcoût engendré par la taxe sur l’énergie mettrait à mal de nombreux secteurs de notre économie.

Enfin, cette taxe a comme défaut d’induire un effet pervers. Une diminution de la consommation d’énergie, objectif que partage le PDC, aurait avec cette initiative pour conséquence une chute des recettes de l’Etat. Le manque à gagner devrait être compensé par une hausse drastique d’autres formes de fiscalisation. S’attaquer à la TVA qui représente 37% des recettes de la Confédération pour plus de 22 milliards est irresponsable.

Le PDC recommande donc de refuser massivement cette initiative.