16.12.2015 / Articles / / ,

Laisser aux communes la marge de manœuvre nécessaire pour décider elles-mêmes de l’avenir de leurs terrains

Alors que le Grand Conseil et sa gauche en particulier brandit la solidarité entre communes, n'oublions pas de quoi l'on parle quand il s'agit de la LAT.

Au centre des discussions sur la LAT, on retrouve des terrains. Des terrains que nos grands-parents et arrière-grands-parents ont obtenus en s’endettant, des terrains que nos familles valaisannes ont entretenus, cultivés, des terrains qui ont été abreuvés de leur sueur quotidienne. Aujourd’hui avec la LAT imposée par la Confédération, ces propriétaires seront confrontés à deux scénarios. Leur terrain à bâtir est dézoné et donne droit à une compensation financière encore à définir.  Ou alors leur terrain agricole devient constructible mais une taxe sur la plus-value d’au minimum 20% sera perçue. L’argent récolté ira dans un fonds servant à dédommager les propriétaires dézonés.

Au Grand Conseil valaisan maintenant de fixer les détails de la loi. Et les fronts se dessinent clairement. Au cœur des débats, deux points cruciaux : quel pourcentage le propriétaire devra céder à ce fonds et qui, des Communes ou du Canton, doit gérer l’argent ?

La gauche est partisane d’une taxation de 60%, ceci en plus des impôts actuels. Autant dire que c’est une attaque frontale envers ces familles qui ont décidé de travailler la terre. Ils devraient aujourd’hui être punis pour leur labeur et donner près des ¾  de leur bien à l’Etat, sous couvert de solidarité. Si le Conseil d’Etat propose, lui, une taxation de 40%, une grande partie des groupes PDC, PLR et UDC se sont prononcés pour une application minimale de ces obligations, soit proche du 20% légal.

Vient ensuite la question de la destination de cet argent. Alors que le gouvernement propose d’allouer la moitié de ces gains aux communes et l’autre moitié à l’Etat, le PDC du Bas défend un 100% en faveur des communes et des propriétaires lésés, soit un juste retour aux personnes affectées.

Pour le PDC du Bas, il est nécessaire d’attendre la deuxième lecture afin d’obtenir de Berne plus d’informations et ainsi développer une politique d’indemnisation claire. En effet, nous ne pouvons pas fixer un taux alors que nous n’avons pas en main toutes les données. Nous veillerons cependant à ce que les propriétaires ne soient pas encore plus lésés tout en offrant aux personnes touchées la possibilité d’une compensation. Ceci tout en laissant aux Communes la marge de manœuvre nécessaire pour décider elles-mêmes de l’avenir de leurs terrains.

Sion, le 16 décembre 2015

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