18.12.2015 / Articles / Mobilité / ,

La plupart des routes ont été construites dans les années où les plaques d’immatriculation ne comptaient que 5 chiffres

Le budget 2016 difficile a obligé notre Conseil d’Etat à trouver des solutions afin de respecter le double frein aux dépenses et à l’investissement. Toutefois, notre groupe politique a constaté que l’effort a été fait de manière inéquitable. Nous avons même l’envie de dire que des solutions de facilité ont été choisies en coupant où cela était le plus indolore.

 Une coupe importante a été faite dans le département des transports, de l’équipement et de l’environnement. La bourse mise à disposition pour l’entretien des routes cantonales a été divisée par trois, passant de 73 millions à 25 millions. Cela n’est pas crédible et le parlement sera confronté à des crédits supplémentaires l’année prochaine. En 2015, le crédit supplémentaire demandé au parlement pour les routes s’est déjà élevé à quelques 10 millions.

L’état de notre réseau routier vieillit dangereusement et la plupart des routes de notre canton ont été construites dans les années où les plaques d’immatriculation des véhicules ne comptaient que 5 chiffres. Aujourd’hui, les nouveaux numéros distribués dépassent les 450’000.

Le PDC du centre a proposé un amendement au budget 2016 afin d’augmenter l’enveloppe pour l’entretien des routes de 10 millions, tout en étant conscient que cela était modeste pour maintenir un réseau en bon état. Finalement, le Parlement n’a accepté qu’une amélioration de seulement 3 millions, ce qui est clairement insuffisant et va certainement déboucher sur de nouveaux crédits supplémentaires.

Aussi, nous demandons au Conseil d’Etat, comme nous l’avons déjà fait en novembre 2011 en vue des exercices 2012 à 2014, d’étudier les tâches de l’Etat et de définir ce qui est indispensable, nécessaire, utile et superflu. Gageons que le projet promis, dit ETS2, intégrera enfin notre demande de rationalisation pour le budget 2017.

Sion, le 18 décembre 2015

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