23.02.2016 / Articles, Votations / Famille /

Oui à l’égalité fiscale : un signal clair en faveur des familles

Depuis 30 ans, nous vivons une situation absurde : la discrimination reconnue par le Tribunal fédéral d’une part, et l’inaction politique pour la corriger d’autre part. Plus d’impôts, moins de rentes ! C’est aujourd’hui la réalité fiscale imposée aux couples mariés et aux partenaires enregistrés uniquement à cause de leur état civil. Il est grand temps de mettre un terme à l’inégalité fiscale et de donner un signal clair en faveur des familles !

Ces familles sont celles qui ont payé plein pot toute leur vie, et qui parallèlement doivent supporter une inégalité fiscale persistante et totalement injustifiée. A défaut d’arguments, les opposants arguent que l’initiative ne profiterait qu’aux riches. Aucun chiffre ne justifie cette affirmation. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que des retraités, qui ont cotisé toute leur vie, perçoivent 3525 francs de rentes s’ils sont mariés, contre 4700 francs s’il s’agit d’un couple de concubins. On sait aussi que la majorité des couples mariés payant plus d’impôt ont un revenu annuel brut moyen de 80 000 francs. Ainsi, notre initiative profite clairement à la classe moyenne et aux familles.

La suppression d’une discrimination fiscale

Pour justifier la discrimination fiscale, les opposants prétendent que l’initiative ne concerne que 80 000 couples mariés. Cette affirmation est incomplète. 80 000 est l’arbre qui cache la forêt : les milliers de rentiers mariés pénalisés ne sont « étonnement » jamais pris en compte par nos adversaires. Ce sont 200 000 personnes aujourd’hui ! De surcroît, nos adversaires affirment qu’une discrimination fiscale est tolérable si elle ne concerne qu’une minorité. Mais le principe d’une démocratie est de ne tolérer aucune discrimination, et encore moins lorsqu’elle a été pointée du doigt par l’instance judiciaire suprême de notre pays

Un excédent budgétaire sur le dos des familles

Quant à la question du financement, l’annonce de l’excédent budgétaire 2015 de la Confédération nous laisse perplexes. S’élevant à 2,3 milliards, ce montant correspond à celui prélevé illégalement sur le dos des couples mariés et partenaires enregistrés. Cet argent appartient aux familles. Pour la RIE III, il ne me semble pas que des voix se soient insurgées contre la recherche de financement ; il devrait en être de même pour les familles.

Un renforcement des familles

Avec un oui à l’égalité fiscale, nous lançons un signal clair en faveur des familles et encourageons une meilleure conciliation entre vie familiale et professionnelle. L’élément fiscal ne devrait en aucun cas être un découragement à l’intégration sur le marché du travail, à la renonciation de former une famille ou simplement de se marier. Ainsi, n’hésitons pas le 28 février : disons un grand OUI à nos familles !