06.06.2016 / Campagnes, Communiqués, Votations / Economie /

Votations fédérales du 5 juin 2016

Initiatives populaires "En faveur du service public", "Pour un financement équitable des transports" et "Pour un revenu de base inconditionnel" et modifications de la loi sur l'asile et de la loi sur la procréation médicalement assistée: réactions du PDCVr

Le PDCVr est globalement satisfait des résultats de ce dimanche de votation. Tout comme les suisses, le PDCVr rejetait les trois initiatives populaires et soutenait fermement la révision de la loi sur l’asile. Il regrette toutefois l’acceptation de la LPMA, une loi qui va trop loin.

C’est avec satisfaction que le PDCVr constate que le peuple suisse ne s’est pas laissé berner par l’initiative au titre trompeur « Pro service public ». En effet, l’acceptation de ce texte aurait laissé place à des interprétations hasardeuses qui auraient pu nuire à l’investissement dans les services publics des régions périphériques.

Le PDCVr salue la décision des suisses de refuser le modèle du RBI. La culture suisse du travail et le principe de solidarité ancré dans notre système social sont des valeurs qui tiennent à cœur aux helvètes, qui ne sont pas prêts à les remettre en cause au profit d’une utopie au coût plus que démesuré.

Avec sa superficie et sa topographie, le Valais est soucieux de l’attention portée à la route dans la politique de la mobilité. Le projet FORTA du Conseil fédéral arrive à bout touchant et permettra à notre canton de réaliser d’importants projet comme la réfection de la route du Grand-St-Bernard. L’initiative vache-à-lait aurait clairement mis en péril ces projets.

Le PDCVr se réjouit aussi de l’acceptation de la révision de la loi sur l’asile. Cette réforme est essentielle pour permettre une accélération des procédures. Du point de vue humanitaire, il est important que les requérants soient rapidement fixés sur leur demande. De plus, grâce aux centre fédéraux qui regrouperont tous les acteurs de la procédure sous le même toit, les coûts de l’asile seront rationnalisés.

Finalement, le PDCVr se soucie de l’acceptation de la LPMA. Il estime que cette loi est imprécise, qu’elle manque de garde-fous et qu’elle va beaucoup plus loin que ce que le Conseil fédéral avait initialement prévu. Il fait en particulier part de sa crainte face aux risques d’eugénisme qu’elle engendre.

Sion, le 5 juin 2016