24.08.2016 / Articles, Votations / Economie /

Une dictature verte extrêmement coûteuse

L’initiative populaire, lancée par les Verts, « Pour une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources (économie verte) veut ancrer dans la constitution l’objectif d’une « empreinte écologique » de la Suisse réduite de manière à ce qu’elle réduise son utilisation de ressources d’au moins deux tiers (-65%) d’ici 2050. L’initiative promeut l’introduction d’une économie circulaire, avec des cycles de matières en circuit fermé, ce qui impliquerait de diviser notre consommation par trois.

Cette initiative, le PDC n’en veut pas car elle est tout simplement irréaliste et inapplicable ! Les objectifs extrêmes sont nuisibles et toucheraient la classe moyenne. La contrainte verte impliquerait de nouvelles taxes d’incitations élevées et des directives strictes. Les citoyens n’ont pas à subir le chantage d’introduction de taxes ou un quelconque impôt déguisé. Ce sont les ménages, le quotidien de tous les citoyens et entreprises qui en feraient les frais. Car pour réduire la consommation de certains produits, des hausses de prix seraient nécessaire. Cela touchera l’alimentation, les transports et les logements, qui sont les secteurs qui utilisent le plus de ressources. Concrètement, de nouvelles taxes pourront être introduites sur l’essence, sur les logements qui ne disposent pas des dernières technologies ainsi que sur les vols en avion. L’alimentation sera aussi touchée, et le prix des produits tels que la viande, les fruits exotiques ou le café pourra être augmenté. Les consommateurs seraient contraints de payer plus pour certains produits et ce, dans le cadre d’une offre diminuée. Nous devrions changer notre alimentation, limiter notre mobilité et habiter dans un cadre nettement moins confortable. Cette initiative menace notre qualité de vie de haut niveau dans notre pays et porte atteinte à la liberté individuelle.

Les conséquences sur l’emploi et l’économie seraient dramatiques. La marge de manœuvre des entreprises se réduiraient drastiquement, tandis que les prix des biens et des services s’envoleraient. De nouvelles prescriptions sur les produits, les déchets et processus de fabrication seront édictées. Des taxes sur l’utilisation des matières premières seront introduites. Cela nuira à la compétitivité des entreprises suisses, qui seront soumises à une prolifération de la bureaucratie et de régulations et qui devront supporter des coûts encore plus élevés. Le PDC soutient les milieux économiques, les agriculteurs qui doivent lutter face à une crise. Le commerce suisse lutte déjà contre des prix élevés. Notre pays ne peut pas devenir un îlot de cherté encore plus grand pour nos consommateurs et notre pouvoir d’achat baisserait. Il est inconcevable que la Suisse soit mise sous cloche par rapport au reste du monde alors que les enjeux environnementaux sont globaux. Il est inadmissible de toucher à la liberté individuelle en obligeant un changement de notre mode de vie et mettant en danger les branches économiques. Cela entraînera un changement profond qui provoquera une déstabilisation du milieu économique et des coûts infondés. Le PDC s’offusque d’une mise en place d’une société à deux vitesses.

La moitié de l’impact environnemental de la consommation suisse se produit à l’étranger. Aucun pays ne prévoit de se lancer dans une démarche aussi extrême. Même en utilisant les technologies les plus innovantes connues à ce jour, cet objectif est irréaliste. La Suisse est un bon élève en matière de recyclage. Plus de la moitié des atteintes à l’environnement ont lieu à l’étranger. Nous avons donc des actions limitées pour les éviter. La coopération internationale et la responsabilité individuelle mènent plus sûrement une société qui ménage les ressources qu’une mise sous tutelle des citoyens. Les choix d’aujourd’hui évolueront en respect de notre environnement.

Le PDC s’oppose à un plus d’Etat et une atteinte au fédéralisme. Les cantons perdront des compétences, les surveillances d’application au niveau de la confédération seront énormes et les coûts ne sont pas connus. Ils devront de ce fait être reportés sur le consommateur. Les réglementations créeront une augmentation de coûts non-maitrisés menaçant une fois de plus notre économie. Cette initiative nuit à notre économie, à notre prospérité et à notre qualité de vie. Il faut rejeter cette dictature verte et voter NON le 25 septembre.