14.09.2016 / Articles, Votations / Economie /

Non au fondamentalisme vert

L’avenir de nos enfants passe par le respect de l’environnement et non par une diminution de leur qualité de vie.

Nous votons le 25 septembre 2016 sur l’initiative populaire des Verts « Pour une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources » mieux connue sous le nom « Pour une économie verte ». Cette dernière appellation correspond d’ailleurs bien plus au contenu de cette initiative puisque le PDC, parti de la responsabilité et du respect par excellence, souhaite également une économie durable et une gestion efficiente des ressources mais sans mettre en danger la prospérité des générations futures. Ce qui n’est pas le cas des Verts.

Réduire notre utilisation des ressources de plus de deux tiers d’ici à 2050, voilà un objectif rapidement fixé qui pourrait avoir des conséquences importantes sur notre mode de vie. En effet, terminée la mobilité librement choisie pour le travail ou les loisirs, terminée une alimentation jugée trop gourmande en consommation de ressources, et vive la mode des habits d’hiver porté à la maison.

Images qui peuvent paraître irréalistes dans notre pays pourraient bel et bien devenir réalité si l’Etat devait imposer la vision des tenants de l’économie verte et nous obliger à diminuer drastiquement notre consommation de ressources.

Vouloir forcer la main de la population suisse dans cette direction, c’est refuser de reconnaître les efforts effectués de manière volontaire par les particuliers et les entreprises comme le démontre par exemple le recyclage du PET qui fonctionne mieux en Suisse qu’en Allemagne où une consigne a été imposée sur les bouteilles en PET. Recycler oui, mais à chaque fois que cela fait du sens.

La méthode pour atteindre cet objectif n’étant pas précisée dans l’initiative, il est évident que l’augmentation des taxes sur la consommation sera l’une des principales mesures prises afin de mettre en œuvre ce texte. Ainsi, l’objectif final des instigateurs de l’initiative consiste à abaisser la consommation en diminuant le pouvoir d’achat des Suisses. Belle perspective pour notre avenir !

Sans compter qu’en faisant cavalier seul, la Suisse va perdre en compétitivité et de nombreux emplois seront délocalisés dans des pays qui seront restés sur la voie de la raison.  De ce fait, afin d’être efficace et juste, le développement durable doit être pensé et mis en œuvre au niveau international.

Diminuer progressivement notre consommation de ressources est un acte responsable, la diviser par trois en trente ans, n’est pas réaliste et ne reconnaît pas l’aptitude de la Suisse à concilier avec succès croissance et durabilité.