19.11.2016 / Grand Conseil / /

Examen des tâches et des structures phases 1 et 2 : De si grands espoirs distincts et contradictoires !

L’examen des tâches et des structures (ETS) aura connu un enterrement partiel le 8 novembre 2016. Partiel, puisque la 1ère phase d’ETS a largement trouvé une confirmation auprès de notre Parlement. Partiel, puisque toutes les mesures de compétence gouvernementale, se montant à Fr. 49 mios, seront probablement âprement débattues en décembre dans le cadre du budget 2017.

Finalement, se sont essentiellement les mesures de compétence parlementaire qui feront défaut. L’acceptation de la prise de responsabilité de la plus haute autorité de notre canton est donc mise en cause. Nombreux ont été, souvent à bon escient, les griefs adressés au dossier ETS 2. Le principal fut d’ailleurs celui relatif à la faiblesse des propositions structurelles.

Si le PDCC partage cette considération, il a cependant l’absolue conviction que la discussion structurelle ne portera que partiellement sur la dotation en ressources humaines de l’Etat, sur la pratique en matière salariale de ce dernier ou sur l’obsolescence de certaines bases légales. La situation structurelle de notre Etat et la surcharge de l’ordre de Fr. 80 mios définie par le BAK Basel trouve très probablement sa justification dans l’éclatement de notre organisation cantonale (tant en matière d’organisation sanitaire, scolaire, judiciaire, …). Ce débat, pouvant potentiellement mettre en exergue notre volonté de maintenir des structures dans les vallées, doit avoir lieu et sera nécessaire. Les réponses seront évidemment aussi diverses que l’ont été les positions des groupes politiques lorsque nous avons abordé ces questions individuellement au Parlement.

ETS 2 devait permettre une bouffée d’air budgétaire à l’Etat cantonal pour que Parlement et Gouvernement puissent mener un débat serein sur les structures. Au lieu de cela, une faible majorité du Parlement a souhaité rejeter toute possibilité d’économies sans même se préoccuper des défis à venir (Réforme de l’imposition des entreprises, révision de la péréquation intercantonale par la Confédération) qui pèseront inévitablement sur le budget cantonal.

Si la porte de la facilité est maintenant ouverte, espérons qu’elle ne le soit pas pour la levée prématurée des freins aux dépenses et à l’endettement alors que nous venons d’échouer dans l’exercice introspectif de maîtrise de nos charges.