15.12.2016 / Articles, Grand Conseil / /

Le PDCC ne veut pas de débats exclusivement émotionnels et polémiques

L’année politique arrive à son terme et une constante l’a animée… la polémique. Dans la phase de préparation de cette dernière session de l’année, le groupe PDC du Centre (PDCC) a décidé de ne pas déposer d’interventions parlementaires sur les dossiers émotionnels et polémiques de ces dernières semaines.

Confiance aux institutions

Durant les dernières semaines, deux événements ont choqué la population valaisanne et agité le monde politico-médiatique.

Tout d’abord, le tragique destin qui a touché une famille valaisanne, puisqu’une femme enceinte de 30 semaines a perdu son bébé, met une nouvelle fois l’Hôpital du Valais malheureusement en évidence. Le PDCC s’associe à l’immense peine de la famille touchée par ce drame. Il ne se substituera cependant pas aux instances chargées de faire la lumière sur les faits qui ont entraîné ce tragique dénouement. Il ne dispose en effet pas plus des compétences nécessaires que du pouvoir pour le faire.

Ensuite, dans un tout autre registre, le dossier du recrutement du survivaliste Piero San Giorgio comme expert au sein d’un groupe de travail destiné à analyser et à gérer les risques sociétaux pour le canton du Valais. Celui-ci a été remercié à peine engagé par le Département de la formation et de la sécurité suite à ses propos tenus sur les réseaux sociaux. Le PDCC dénonce vivement l’intervention de Monsieur San Giorgio et aurait souhaité un meilleur contrôle du pédigrée de cet expert.

Le groupe PDC du Centre fait confiance aux institutions en charge de l’analyse de ces dossiers. En effet, dans le cas du décès survenu à l’Hôpital du Valais, le Ministère Public a ouvert une instruction pénale et l’enquête devra déterminer les circonstances et les responsabilités de chaque partie. Pour ce qui est de l’engagement puis du remerciement de l’expert en sécurité, nous espérons que le Conseil d’Etat, qui a déjà pris les mesures nécessaires, saura également revoir son fonctionnement dans le cadre de la mise sur pied de groupes de travail. Nous ne souhaitons cependant pas nous immiscer dans ses prérogatives et le laissons seul juge de ce qui doit être entrepris en la matière.

A l’heure où ce communiqué est écrit, nombre de groupes politiques ont déposé des interventions urgentes. Si les interpellations doivent permettre au Parlement de disposer des dernières informations, il ne parait que difficilement admissible de traiter en urgence des demandes de  Commissions d’Enquête Parlementaire (CEP) ou de se substituer au rôle du Conseil d’Etat par des interventions touchant à l’opérationnel.

Mettre fin à un esprit exclusif de polémique

L’agitation créée par ces multiples demandes ne servira malheureusement pas les dossiers évoqués. Elle ne fera que prolonger l’utilisation politique déjà initiée depuis quelques jours au moment des urgences et de l’heure des questions. Que les députés s’écharpent sur la place publique n’amènera rien à ces situations si ce n’est de stigmatiser des animosités bien peu constructives dans le but de politiser les débats.

Au moment d’aborder cette dernière session de l’année, le groupe PDC du Centre ne veut pas de ce genre de spectacle désolant et a décidé de ne pas déposer d’interventions parlementaires. Le PDCC concentrera notamment son énergie sur le budget, acte fondamental et capital, ainsi que sur des thématiques destinées à construire l’avenir du Valais. L’instrumentalisation de toute situation difficile visant à se substituer aux institutions et à créer un climat de méfiance envers elles doit trouver ses limites maintenant.

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