16.12.2019 / Grand Conseil / /

Rapport de la COGEST sur le mercure

Lors de la session courante de décembre 2019, le parlement cantonal a pris connaissance du rapport de la COGEST concernant le ‘’Dossier mercure’’, rapport très attendu s’il en est. Nous nous sommes alors posé la question suivante : pourquoi utiliser ici le terme ‘’Dossier’’ en lieu et place de ‘’Pollution’’ ?

Pour commencer, rassurons-nous, car nous pouvons clairement comprendre à sa lecture qu’il n’y a pas de problème de santé publique à relever. Est-ce là la raison pour laquelle nous ne parlons pas de ‘’Pollution mercure’’ ? Comme il y a environ 100 ans peut-être, lorsque pour la première fois, nous parlions de cette substance sans pour autant prendre conscience de son aspect polluant.

Non, cette pollution a fait l’objet d’une vraie prise de conscience auprès des politiques. Les engagements de spécialistes, la réorganisation des services, les accords trouvés pour assainir les sites, l’information donnée à la population, tout ceci le démontre et a finalement été relevé par la COGEST. Ce travail doit évidemment se poursuivre et aller à son terme.

Alors pourquoi un ‘’Dossier mercure’’. Et bien parce tout ce qui précède est sujet à discussion, à interprétation, et qu’il faut relever que la gestion d’une telle problématique est complexe, et à ce jour pas encore adéquate. Ce problème a été véritablement pris en main il y a peu de temps, lors des travaux de l’A9 en 2010 plus précisément, et son ampleur évolue avec le temps et les contrôles qui se poursuivent. Ceci implique ainsi qu’il faut admettre que ce dossier doit encore évoluer, tout comme le service, l’organisation, les stratégies car tout n’est pas maîtrisable et maîtrisé.

Aux questions qui se posent et sont soulevées dans ce dossier, Jacques Melly, chef du département, y a répondu clairement et précisément. Il ne peut effectivement pas être accusé des manquements apparus avant sa prise de fonction, et il a été l’instigateur d’accords avec l’industrie et les propriétaires pour que des mesures concrètes d’assainissement soient engagées.

Il est aussi conscient, comme tout un chacun devrait l’être, que tout n’est pas encore optimal, raisons pour lesquelles des réflexions sont menées pour améliorer l’efficience du service. Ses réponses et les applaudissements nourris qui ont suivi, par les membres de différents groupes politiques, nous assurent de son plein engagement pour poursuivre son action maîtrisée dans ce ‘’Dossier’’ !

Pour conclure, les recommandations de la COGEST devront être mises en application comme il se doit (et peut-être que certaines pourraient aussi s’appliquer à d’autres services), et il sera important de doter le SEN du personnel nécessaire pour mener à bien sa mission.

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