18.08.2022 / Communiqués / /

Prises de position sur les votations fédérales du 25 septembre 2022

Le Conseil de parti du Centre Valais romand s’est réuni hier soir à Monthey pour définir les positions du parti sur les quatre objets fédéraux soumis au peuple le 25 septembre prochain

  1. NON à l’initiative sur l’élevage intensif

Les arguments de Vincent Roten et Sidney Kamerzin ont totalement convaincu les membres de notre conseil de parti puisqu’il rejette cette initiative à 100%. Les lois et réglementations suisses en matière de bien-être animal sont les plus strictes au monde. L’agriculture suisse a d’ailleurs fait d’énormes progrès dans ce domaine. L’initiative met en danger notre autosuffisance alimentaire et impliquera une hausse des prix malvenue en ces temps d’inflation. Vincent Roten a rappelé que la taille des exploitations n’est pas un bon critère pour juger du bien-être des bêtes. Sidney Kamerzin a souligné que le texte définit les mauvaises exploitations selon un critère d’efficacité qui n’est pas pertinent. Pour notre canton, cette initiative aura également des conséquences néfastes sur les petites étables de montagne.

  1. OUI au financement additionnel de l’AVS par le biais d’un relèvement de la TVA

Un débat confrontant Emmanuel Amoos et Blaise Carron à Marianne Maret et Benjamin Roduit a permis à notre conseil de parti de bien estimer les enjeux des deux objets liés à l’AVS. Deux questions ont été posées aux intervenants. Est-ce que cette réforme est nécessaire et est-elle juste ? Même si l’assurance vieillesse présente en 2021 des chiffres positifs, la nécessité de cette réforme est acceptée par la gauche, notamment quand Marianne Maret a souligné la fiabilité des projections fournies par la Confédération, projections qui proviennent des services de M. Berset et de M. Rossini. La guerre des chiffres n’a pas eu lieu. Benjamin Roduit a insisté sur le fait que la gauche n’a pas proposé d’autres alternatives à la faible hausse de la TVA, hausse que le PS soutenait pourtant dans une précédente réforme. Notre conseil de parti a approuvé à 81% ce relèvement de la TVA.

  1. OUI à la modification de la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants (AVS 21)

 Une réforme injuste, notamment pour les femmes ? C’était l’argument principal de la gauche. Marianne Maret a démontré que c’était la moins mauvaise solution. On vit mieux et plus longtemps et les retraites sont une des préoccupations principales du peuple. Les rentes des femmes ne seront pas péjorées. Des compensations sont prévues pour les femmes nées entre 1961 et 1969. On doit se montrer solidaire pour les générations futures. Pour notre conseillère aux Etats, les disparités entre hommes et femmes, notamment salariales, doivent impérativement être combattues, mais on règle les problèmes là où ils sont. Ce n’est pas à la loi sur l’AVS de résoudre cette inégalité. Benjamin Roduit a insisté sur la notion de flexibilité introduite dans la loi qui permet aussi de maintenir les rentes à un bon niveau. Avec l’espérance de vie qui a fortement augmentée en 40 ans, nous devons travailler plus. Si nous n’agissons pas maintenant, nos enfants ou petits-enfants n’auront plus les mêmes niveaux de rentes. Notre conseiller national a également rappelé que la Confédération et les chambres fédérales travaillent actuellement sur l’amélioration des rentes du 2ème pilier, notamment pour les femmes. Notre conseil de parti soutient cette réforme avec 86% de oui.

  1. OUI à la modification de la loi fédérale sur l’impôt anticipé

 Sidney Kamerzin a rappelé l’enjeu principal de cette modification : permettre à la Suisse de redevenir un pays qui attire des investissements et qui bénéficie d’un système financier fort. A l’heure où d’énormes efforts doivent être faits pour la transition énergétique, se doter d’une bonne capacité de lever des fonds est essentiel. L’impôt anticipé péjore l’attractivité des emprunts publics ou privés émis en Suisse. La place financière luxembourgeoise en profite largement. En réponse à l’argument de la gauche d’un nouveau cadeau fiscal aux ultra-riches, Sidney Kamerzin a rappelé que les échanges automatiques d’information en matière fiscale ne permettent plus aux investisseurs de se soustraire à l’impôt. La suppression de l’impôt anticipé est également une bonne façon de supprimer tout un ensemble de lourdeurs administratives d’un autre temps. Le conseil de parti accepte cette réforme avec 70% de oui.

 

Contact